Le Conseil Constitutionnel vient de rendre sa décision concernant le projet de loi "Hadopi" et la décision est sans appel :
« Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation »
« en droit français c'est la présomption d'innocence qui prime »
« en droit français c'est la présomption d'innocence qui prime »
En conséquence, le Conseil pose le verdict de son examen : « C'est à la justice de prononcer une sanction lorsqu'il est établi qu'il y a des téléchargements illégaux ». Dans un tel contexte, le rôle de la Haute autorité est « d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner ».
Le projet de loi étant un enchevêtrement de mesures fortement liées les unes aux autres, la disparition de la pierre angulaire (l'aspect punitif direct sans passer par un juge) porte un coup rude à ses architectes...
Christine ALBANEL, Ministre de la Culture avait exprimé la possibilité d'une démission en cas d'échec... mettra-t-elle sa menace à exécution ?